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 Sécu attaquée sur tous les fronts – UNAM

Sécu attaquée sur tous les fronts – UNAM

Alors que la Sécurité sociale est l’outil par excellence de l’application du principe de solidarité, elle est attaquée de toutes parts par une coalition attachée à l’adage de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes.

On le voit dans le système de santé sanitaire, comme dans le système médico-social ou dans le système du remboursement des soins.

Alors que les soins remboursés par l’Etat et la Sécu sont passés de 78,2% en 1995(date de la contre-réforme Juppé) à 76,9% en 2008, les remboursements par les organismes privés de l’Union des organismes complémentaires de l’assurance-maladie(UNOCAM regroupant les firmes multinationales de l’assurance des amis de Denis Kessler, les instituts de prévoyance des amis de Guillaume Sarkozy, et la Fédération nationale de la mutualité française présidée par Jean-Pierre Davant) sont passés quant à eux pendant la même période de 12,2% à 13,7%. A noter par exemple que depuis 2004(date de la contre-réforme Douste-Blazy), le remboursement de l’Etat et de la Sécu est passé de 78,5% à 76,9% en 2008. La « compensation » privée de 1,6% est réalisée par les complémentaires privées de l’UNOCAM et le reste à charge des assurés sociaux pour respectivement de 0,4% par l’UNOCAM et 1,2% pour les assurés sociaux.

Alors que 29 CHU sur 31 sont en déficit chronique, mais soignent tout le monde, les groupes hospitaliers privées croulent sous les bénéfices record en regroupant avec l’aide du gouvernement les activités rentables et en refusant les malades non rentables. Idem pour les établissements médicaux-sociaux.

Il faut bien voir ce triple mouvement :

-Centralisation bonapartiste des décisions à l’Elysée via les directeurs des agences nationales de santé(ARS) nommés en conseil des ministres par le Président de la république

– Marchandisation de la santé et des remboursements des soins par privatisation des profits et socialisation des pertes

– Système de prévention et de soins à plusieurs vitesses suivant nos moyens financiers

 

Face à cela, le manifeste alternatif des « Etats généraux de la santé et de l’assurance-maladie » (EGSAM, voir sur http://www.ufal.org/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=48&Itemid=89 ) montre bien qu’il y a une autre alternative crédible basée sur un financement solidaire de la Sécu alimenté par un retour à la répartition des richesses du début des années 80.

C’est sur cette base que s’articule la mise en place progressive d’un processus général d’éducation populaire (réunions publiques, stages de formation et universités populaires locales).

 

Bernard Teper

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